FC LA CHAUX DE FONDS


Peux-tu te présenter en quelques mots ?

''Je m’appelle George Weah Junior, je suis né le 27 août 1987 à Monrovia au Libéria. Je suis le fils de l’actuel président du Libéria et ancien ballon d’or et je suis très heureux d’être ici. L’accueil a été très chaleureux, que ce soit par les joueurs, le staff ou le club. Je me sens bien…''

 

Parle-nous de ton parcours footballistique qui doit être très riche.

''Effectivement, en 31 ans de vie, j’ai accumulé pas mal d’expérience, j’ai rencontré beaucoup de personnes. J’ai grandi au Libéria, où mon arrière-grand-mère m’a élevé. Puis, une fois que mon père est parti pour l’Europe, nous avons nous aussi quitté l’Afrique. J’ai commencé le foot lorsque nous étions à Paris, mais ma formation a vraiment démarré lorsque j’ai intégré le centre du Milan AC.''

 

Comment s’est passée cette formation, dans un si grand club ?

"Pour être honnête, ça n’a pas été facile tous les jours. Il y avait beaucoup de jalousie, de la pression et pas mal de racisme. Ce n’est pas évident d’être confronté à tous ces problèmes lorsqu’on est un jeune adolescent. Mais cette expérience m’a fait grandir et puis j’ai pu rencontrer de grands joueurs comme Pierre-Emrick Aubameyang ou Davide Astori, malheureusement décédé il y a peu.''

 

Par malheur, tu ne décroches pas de contrat professionnel et tu quittes l’Italie pour la Suisse…

"Oui, je n’ai sans doute pas fait ce qu’il fallait pour obtenir un contrat et j'ai connu quelques blessures. J’aurais dû faire des sacrifices à certains moments et je ne les ai pas faits. Avec le recul, je me rends compte de ces erreurs et c’est pour cela que je suis si proche de mon petit frère (Timothy Weah, PSG), pour que mes erreurs de jeunesse lui servent de leçon. J’ai ensuite joué pour plusieurs clubs suisses (Yverdon, Wohlen, Baden…) avant de partir en Division 1 bulgare."


Quels souvenirs gardes-tu de la Bulgarie ?

"Je garde de formidables souvenirs de mon passage là-bas. Les gens étaient extraordinaires. J’y ai connu une très bonne période dans ma carrière, je me sentais bien et sur le terrain tout se passait au mieux. J’ai pu jouer contre les meilleures équipes de ce championnat."

 

Et après la Bulgarie, où es-tu allé ?

"Je suis retourné à Paris, où je m’entraînais avec l’équipe réserve du PSG. C’est là que j’ai fait la connaissance de Jordan (Diakese), mais également de Kingsley (Coman) et de Presnel (Kimpembe). J’ai ensuite signé à Tours en Ligue 2. C’est Marco Simone, qui me connaissait, qui m’y a fait venir. Malheureusement, le coach n’est pas resté longtemps et j’ai très peu joué."

 

Et te voilà donc au FC La Chaux de Fonds…

"Oui, aujourd’hui je suis très heureux de faire partie de ce club et du projet qui se dessine. Pour être honnête, je ne connaissais pas toute l’histoire du club. Je suis impressionné par son vécu, ses titres de champion, ses coupes. C’est un club qui a une histoire et je suis persuadé qu’il aura un bel avenir. La période est délicate, mais on sent un vent de changement."

 

Justement, après presque un mois au sein de ton nouveau club, quelle image en as-tu ?

"Sportivement parlant, je crois que le club n’a rien à envier à des équipes de Challenge League. Quand je vois la qualité du groupe et son état d’esprit, je suis serein pour la suite du championnat. J’ai découvert un groupe sain, où le collectif prime avant tout. Le staff est très professionnel, très minutieux et dégage beaucoup d’énergie positive. Les résultats ne sont pas bons pour le moment, certes, mais il ne faut pas se décourager, la roue va tourner."

 

Aucun regret d’avoir signé ici, malgré la neige… ?

"Non, aucun. Le projet des dirigeants me plaît, c’est un club dans lequel je souhaite m’inscrire dans la durée."

 

George Weah Junior, dans 10 ans, il fait quoi ?

"Tout d’abord, je souhaite être proche de mon petit frère, gérer ses intérêts et le conseiller du mieux possible. Il n’a que 18 ans et il vient de connaître sa première sélection avec l’équipe nationale américaine. Après, je me vois également monter quelque business pour aider mon pays à se développer."

 

Justement,  quel rapport as-tu avec ton pays ?

"C’est un pays riche. Riche d’histoire : ce fut le seul pays colonisé par les USA, d’où la similitude de nos drapeaux nationaux, mais également le premier pays africain à être indépendant. Riche en ressources naturelles, en faune, en flore, en paysages... Bref, c’est un petit pays magnifique avec de très belles femmes…,  d’où la chanson de Mickael Jackson « Liberian Girl ». J’en suis très proche. Je souhaite également m’engager pour aider mon peuple."

 

Tu as un papa Président de la république, ancien immense joueur de foot et pourtant tu es très humble et on sent chez toi une grande richesse humaine. D’où te vient tout cela ?

"L’humilité, nous la devons à notre père. Il nous a toujours dit qu’avant qu’il soit footballeur de très haut niveau, nous n’avions rien. Nous ne devons pas oublier d’où nous venons. Pour le reste, je pense que c’est mon parcours de vie qui m’a enrichi, les expériences faites ici et là et les rencontres."

 

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